mercredi 7 janvier 2009

Paroles, musique et roman

Je croule. Je ne coule pas encore, mais je croule.

Je croule carrément sous une déferlante de projets. Comme si la vie estudiantine et associative ne constituait qu'un mi-temps. Pfff... je crois que je suis barrée et timbrée à la fois !

Je vous explique. Je ne me justifie pas, hein ? Je vous explique...

L'un de mes bons amis joue de la guitare. Mieux : il compose. Pire : il est doué ! Jusque là, tout va bien, sauf qu'il prétend ne pas savoir écrire le moindre texte. Hum...

Le voici donc qui pointe le bout de ses gros sabots pour me supplier de lui écrire 5 textes ! Oui, vous avez bien lu : juste 5 textes de chansons...

A moi qui n'ai aucun sens du rythme, on me demande de marier des mots à une musique. Je rêve ! Par contre, là où je cauchemarde, c'est quand le mot "d'accord" sort spontanément de ma bouche. Si j'avais été née à l'époque et s'il m'avait connue, l'ami Polnareff aurait probablement écrit "La poupée qui fait oui" !

Me voici donc embarquée dans cette galère dont le seul point rassurant est qu'elle ne soit pas inscrite dans une course. Pas (encore) de délais et carte blanche pour le choix des thèmes abordés.

Vous allez penser que je devrais être contente et que je vais me régaler en frisant les moustaches de ma chatte : et bien, non !

C'est qu'il me tombe un véritable pavé sur le sommet de mon crâne en ébullition. Un roman en l'occurrence. Voilà, je me suis mise une drôle (pas tant que cela à la réflexion) de pression pour démarrer l'écriture de cette "oeuvre" forcément personnelle. Même si j'écris vite, je pense devoir revoir mon écriture pour la porter à quelques niveaux supérieurs afin d'être crédible dans une perspective d'édition. La pression, je vous dis.

J'ai donc commencé à travailler sur l'histoire et sur le synopsis. Rien que cela monopolise la partie pas trop atteinte de mon cerveau.

Et puis, et puis il y a vous ! Enfin, il y a ce blog même pas adolescent. Tout juste propre. Que va-t-il devenir ? Je ne vous cache pas que cette question a taraudé ma journée. Même s'il ne me sollicite pas trop de temps, il faut bien lui allouer un minimum d'attention. Je n'ai pas encore pris de décision à ce sujet. Je vais tenter de le poursuivre sur le rythme quotidien que je me suis assigné. La compression de mon temps disponible augmentera une productivité dont je suis infoutue de sentir l'effet sur la qualité de la production. J'espère juste que je ne vais pas devoir licencier et fermer la boutique. Bah oui, je me suis déjà attachée à mes clients, surtout aux fidèles.

Les prochains billets risquent donc d'être légèrement rock'n'roll aux entournures. Dieu me le pardonnera et vous aussi, je l'espère !

16 commentaires:

  1. C'est bueno d'avoir des projets comme ca et on ne peut plus normaux (normal jveux dire mais c'est pour le bonheur de la rime) de se mettre la pression (sinon à quoi bon, on ne se bougerai pas le cul).
    Bien raison d'avori dit "voui" à ton pote sans te poser de questions et puis ma foi ca donnera ce que ca donnera et puis in fine ca lui plaira ou pas. L'important n'est-il pas que tu essaies de lui faire ce cadeau ?
    Trève de fausse philosophie de comptoir, écrire un roman c'est sérieux. J'ai du en commencer un certain nombre, non aboutis car certainement trop pressé d'arriver à la fin et trop obnubilisé par sa finalité (être lu) ce qui du coup à dénaturé un peu la prose (si tu peux éviter de tomber dans ces travers). Je pense qu'il faut savoir faire preuve d'un minimum de méthodo et d'un bon grain de folie pour pondre un roman, ce qui n'est pas forcément évident (d'allier les deux).
    Pour le blog, et pour en avoir tenu deux quelques temps, bah te met pas la pression. Je ne sais pas encore si un blog sert à qq chose si ce n'est qu'à se (dé)livrer (comme un livre) quoi. Gère le ou pas selon tes envies.
    Encore hier je me disais que je reviendrais pas sur ton blog...

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  2. @ Psychocouak : Je me mets peut-être trop de pression. Je devrais y aller genre cool & the gang. En fait, je suis sans cesse tiraillée entre la raison et la passion. Quand je délire, je suis plutôt bonne (enfin pas trop mauvaise), mais quand je veux la jouer sérieuse, orthodoxe et dans les règles de l'art : ça me gonfle et je m'inhibe. Pfff !
    Je te remercie pour tes avertissements. J'ai vu les pièges. Je les avais devinés, ceux-là. Ce qui n'empêche que j'allais probablement foncer dedans. Ecrire vite, sous-estimer la méthodo, formater son style pour plaire, insuffisamment travailler et relire, etc...
    Mon atout, enfin je crois, c'est mon grain de folie. Dois-je axer mes efforts là-dessus ? Dois-je me lâcher ? Putain de questions comme j'aime à l'écrire.
    Le blog ! C'est mon défouloir. J'aimerais parvenir à y consacrer le moins de temps possible tout en délivrant quelque chose de moi. Correctement. Authentiquement. Un véritable billet d'humeur. Cash. Spontané.
    Mais je suis infoutue de savoir quelle tronche il prendra mon petit bébé difforme. Mauvaise mère que je suis !
    Et puis, je me dis que la mauvaise herbe est résistante... il survivra. Sans lecteur, mais il survivra. Un blog sans lecteur, ça doit bien servir à quelque chose ? Déjà à son auteure...
    Au fait, pourquoi voulais-tu abandonner mon fils ? (oui, j'ai choisi le côté obscur de la force)

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  3. @ Christina,

    Su tu es constamment partagé entre la raison et la passion, crois moi sur parole ce trait de caractère ou plutôt de personnalité, ne risque pas de changer et in fine c'est plutôt salutaire pour toi car ca t'éviteras de tomber dans d'affreuses certutides au dépend de grandes souffrances et autres psychopapouilles. Le mieux étant d'accepter l'inscontant, l'incertain etc etc etc tu verras au bout d'un moment, ca pique un peu moins...
    Pour revenir à ton projet de roman, je me doute que le fait de s'astreindre à cet exercice de style peut être douloureux d'un points de vue théorique car cela suppose assez naturellement beaucoup de rigueur, de travail de structuration etc etc et semble laisser peu de place à la passion comme tu dis. Muris peut être davantage l'approche. Rien ne t'empêche de te lâcher à mort sur le scénario, l'intrigue etc et de faire des efforts sur le style et la structure car in fine même si ton histoire est bien, si il n'y a pas la forme...Après si tu veux te taper u ndélire sur la forme, why not mais après cela dépend du type de roman que tu veux pondre.
    Au sujet de ton blog, bah si cela peut te rassurer le coté spontané et naturel ressort bien, ca va... En ce cas pourquoi vouloir lui donner uen autre forme que celle qu'il a dejà ?
    Abandon, abandon, le mot est fort. Ne devraitt-il pas déjà y avoir attachemement avant de poser la question d'abandon ? bon, je t'accorde que le fait de poser la question, j'y réponds déjà qq part.
    Non en fait et pour être tout à fait franc, je me pose simplement la question de l'intérêt de ce type de lecture (quoique l'échange me séduit) et trouve curieux en fait d'échanger de cette manière mais bon comme toi je suis partagé de manière constante entre raison et passion. Alors comme je suis plutôt de bonne humeur aujourd'hui...

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  4. @ unevilleunpoeme : j'avoue être plus brelienne que rockeuse...

    @ Psychocouak : merci pour l'ensemble de tes remarques et de tes conseils. Je retiens notamment l'idée de me "lâcher à mort sur le scénario, l'intrigue". Je ne me vois pas écrire un roman "planplan". Mais quelle gouffre entre le penser et l'écrire.
    Guerre et paix, chaud et froid, passion et raison. Je retiens donc le "ET". Du reste, quelle personne ose croire ne pas être complexe et paradoxale ? Le fou peut-être...
    Je ne me fais pas trop de bile quant au blog. C'est ce roman qui me turlupine et m'asticote. Même pas né, à peine conçu, il commence déjà à agiter mes nuits. Pfff... "faites des romans" qu'ils disaient...

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  5. Christina dit "Guerre et paix, chaud et froid, passion et raison. Je retiens donc le "ET"."

    Bouvard ET Pécuchet, roman inachevé, il ne tient plus qu'à vous, et ils viennent bien de faire une suite aux Misérables, alors...

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  6. Mdrrr ! Moi j'dis 2009 année ACTION !

    En tout cas, on adore te lire ma grande alors Guronsan ma Caille !

    J'suis fière de toi petite ;-)

    anti

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  7. Ecrivez ! Ecrivez ! Et j'en suis sûr : sans abstinence ni procuration !

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  8. moi aussi je ne croule pas sur ce projet : régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république, en lui envoyant un avocat. Et toi, chers joueurs ?
    voila. Sinon ça, c’est une tentative de gros scandale public, ça peut toujours servir à calmer du monde.

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  9. @ Christina

    Beaucoup ont l'idée d'écrire un roman, peu le font et rares sont édités...

    Un roman, c'est avant tout une ligne directrice et une idée précise de la fin avant d'avoir commencé. Une perception aussi du ressenti du lecteur... Sera t'il suffisamment passionné pour aller jusqu'au bout ? Et quand il refermera le livre, éprouvera t'il le regret que ça s'arrête déjà ?

    Un billet, c'est une humeur du jour, qui engage à la conversation.

    Une chanson, ce sont avant tout des rimes (très important, les rimes) et un flash...

    Gainsbourg avait le sens des raccourcis et de la métaphore :

    "Nous nous sommes dit tu
    Nous nous sommes dit tout
    Nous nous sommes dit vous
    Puis nous nous sommes tus"

    20 mots, une tranche de vie...

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  10. @ 1Passant : faire une suite souligne souvent une facilité ou un manque de créativité, même s'il est souvent admis que tout a déjà été écrit. La création ne serait-elle le plus souvent qu'une simple transformation ? Euh...

    @ Anti : 2009 année ACTION ? C'est le palais Brongniart qui va être content ! Du Guronsan ? Out of question ! Une petite vitamine C suffira amplement... ou deux... Merci de ton passage et pour ton "J'suis fière de toi petite ;-)" qui me booste comme 3 tubes de Guronsan !

    @ Christophe : mon souci actuel n'est pas tant de savoir si je dois écrire, mais plutôt comment ! Je me charge donc de l'abstinence, mais pour la procuration, il me faut effectivement choisir...

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  11. @ Anonyme : je n'en suis pas encore à ce niveau. Bon courage dans votre démarche. Puisse-t-elle répondre à votre attente !

    @ ramses : il est vrai que l'ordre de difficulté croissante part du billet, passe par la chanson pour aboutir au roman. Je suis consciente de la quasi-impossibilité d'être éditée. J'ai d'autant plus de mal à analyser ce besoin de l'écrire, ce sacré roman. J'aurai toujours la possibilité de le mettre gratuitement en ligne. Je partage votre admiration du sens de la formule du grand Serge. Un artiste complet. Une existence pleine.

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  12. Re !

    Pour ce qui est de ton roman, des conseils tu en trouveras partout ! Et c'est comme ci et c'est comme ça et un manuel en veux-tu en voilà ! Si ça t'intéresse, tu peux allez lire le "comment j'écris" de Anna (elle en est à son 8e, elle sait de quoi elle parle dans son cas) : http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2008/02/28/comment-j-ecris.html

    Courage la Belle !

    anti, lectrice.

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  13. @ anti : J'y suis allée, j'ai lu, j'ai apprécié et je te remercie donc ! Ainsi qu'Anna, il va sans dire !

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  14. @ Christina

    Une qui s'y connait en écriture, c'est Marguerite Duras... J'ai revu samedi soir une émission que vous n'avez pu visionner en direct, puisqu'elle fut diffusée en septembre 1984, dans le cadre d'"Apostrophes" du célèbre et talentueux Bernard Pivot. Il s'agit d'une interview exceptionnelle de 80 minutes, à propos de la sortie de "L'Amant", qui avait valu le Prix Goncourt à son auteure.

    Je vous raconte tout ça, car dans cette interview, Marguerite Duras définit (entre autres) ce qui motive un écrivain. Outre la lecture (si ce n'est fait) de "L'amant", que je vous recommande, car c'est à mon avis un pur chef d'oeuvre, je vous signale que si vous n'avez pu regarder l'émission samedi, une séance de rattrapage aura lieu mercredi 14 janvier 2009 de 19h25 à 20h45 sur Ciné-Cinéma CLUB.

    Ca m'a fait bizarre de me retrouver propulsé un quart de siècle en arrière et de revoir Bernard Pivot, dont je n'ai manqué aucune "Apostrophes"... C'était chaque semaine un pur bonheur.

    Bon dimanche !

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  15. @ ramses : Une fontaine, je vous dis. Toutes les larmes de mon frêle corps viennent former une flaque autour de mes pieds qui me regardent bêtement. C'est que je n'ai pas Ciné-Cinéma CLUB. Bon d'accord, je m'en remettrai. Mais vous m'avez appâtée avec ce chef d'oeuvre de Marguerite Duras. Je vais faire une tentative désespérée du côté de youtube et dailymotion. Pivot, j'arrive !

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